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Généalogie et Histoire

du Haut Jura




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Trésorier : Alain C. Paget

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Patronymes

 

Aà B C à F G à L M à O P à R S à Z

Au XV émet siècle, les gens n'avaient pas de noms propres et on les appelait par leurs prénoms. Puis peu à peu pour se différencier, on rajouta au prénom un suffixe ce qui donne Pierre Es Jean, autrement dit Pierre de Jean voulant dire fils de ... (de même avec les noms arabes Ben ou Ibn fils de et dans les pays celtes, Mac).
Avec l’Ordonnance de Villers-Cotterêts, les noms commencent à apparaître et les rédacteurs prirent les prénoms en leur adjoignant un suffixe ou modifiant le prénom, car à  lui seul, le nom de famille ne permet pas de distinguer un individu d'un autre à l'intérieur d'une communauté qui regroupait plusieurs individus d’une même famille.

BONNEFOY es Claude devenant BONNEFOY CLAUDET ...
PROST es Jean devenant ESJEAN puis DEJEAN : il peut s'agir aussi de MOREL es Jean.
De lieu ; DELACROIX, DUMONT, MOTTET ...
D’un lieu dit, PROST À LA TOURNIERE, à l'extrémité du champ où tourne la charrue.
D'une singularité physique ou d’un trait de caractère ou de physionomie, Pierre CHAVET NOIR, François BONNEFOY au Rouge, Claude PAGET BLANC, LUGAND GROS JEAN.
D'un métier, PERAD DIT PETIT VALET ; si le premier BONNEFOY au ROUGE était tanneur, Claude PAGET BLANC n'était pas meunier et Pierre CHAVET NOIR pas bougnat. Autant de suffixes pour les différencier, c’est bien diriez vous, mais dans les actes, et au fils des ans, les rédacteurs mélangeaient, oubliaient et tronquaient ces noms. Idem pour les prénoms. (Un fait à relever est l’existence simultanée, dans les diverses régions du Jura et dès les temps les plus anciens, de familles portant les mêmes noms, se perpétuant dans les mêmes vallons).
Et l’on découvre ainsi des Prost Mayet qui deviennent Prost Tournier ou Jean Tournier au Prost… (Prost contraction de Prévost).
On remarque aussi sur les actes le très grand nombre de Benoît qui vivait sur le Haut plateau du Jura et venant de Septmoncel.
Peu après l'arrivée de Berthet BENOIT  et de Jehan BENOIT vint Jean BENOIT et Jean BENOIT aussi de Sepmoncel. Ils acquièrent avec Jacquemoz Vandelle, Jacquemoz Huguon et de Pierre Gindre près de 2500 soitures  de terres situées aux Landes. Ces terres faisaient parties de l'héritage de Pierre Morel dit Fouryer.
Jehan fils de défunt Grand Claude BENOIT est alors appelé Jean BENOIT Bonnefoy. Son fils Claude  dit Claudet donnera la descendance Bonnefoy Claudet ; il était marié à Claudia Gruet.
Jehan fils de Thievent BENOIT est dit Lizon et a deux fils Jacquemoz mari de Claudia BENOIT Besson et Thiévent marié à Tiennette Gindre.
Seuls les prénoms les différenciaient et la coutume fut de ne pas les désigner autrement même sur les actes officieux.
Les enfants de Berthet BENOIT sont appelés Jehan, Jacques, Antoine BENOIT au Berthet , BENOIT BERTHET puis simplement Berthet.
Les enfants de Jehan BENOIT Bonnefoy deviendront les Bonne foy
BENOIT Lizon avaient ils une ancêtre Lizon ou étaient ils originaire du plateau du Lizon?
On a aussi BENOIT à l' Alleman du lieu dit l'Alleman.
BENOIT à Lugrin ,Lugrin se situe en Savoie.
BENOIT Guyod  venant de Guy. Pierre BENOIT Guyod possède une terre en la Joux damont le Bief de la Chaille. En 1607 il fait son testament alors âgé de 90 ans.
Les BENOIT Clément avaient ils un ancêtre prénommé Clément.
On dénombre 1026 actes de naissance de BENOIT-.... dont 132 prénommés Claude Claude François...
La famille Goy appartenait à l’ancienne population issue des serfs du seigneur Vico de Cicon, Haute Bourgogne, qui fuyant l’oppression de leur maître, vinrent chercher la protection du monastère de Romainmôtier, vers l’an 1100, colonisèrent Vaulion et les environs et dont par la suite, une partie vint s’établir en ce lieu parmi les familles  que nous avons citées au nombre de ses premiers habitants. En s’alliant avec les Paget de Lonchaumois, ils devinrent la branche Paget Goy.
Mentionnons ici une particularité des mœurs familiales, dans la population de nos montagnes, qu’explique le régime fiscal sous lequel elle vivait, et les conditions d’indivision de propriété et de transmission directe attachées à la forme de l’abergement appelée mainmorte, le seul mode de concession immobilière usité à cette époque.
Les individus qui se séparaient du patrimoine et du foyer perdaient le droit de succéder à l’abergement paternel ; pour le perpétuer à leur descendance, ils s’établissaient sous le même toit, se mariaient et créaient famille sans quitter la communauté domestique ; de sorte que les familles de douze, quinze, vingt membres et même plus étaient la règle et réunissaient l’intégralité des générations vivantes, issues d’un même aïeul.

Ensuite la réunion en une même exploitation agricole offrait l’avantage de répartir l’ensemble des redevances sur un plus grand nombre de têtes. Les prestations féodales n’étaient pas tablées sur l’individu ou sur le couple conjugal, mais sur une communauté; ainsi on trouvait moyen de rendre plus légers, les cens, dîmes, terrage, tailles, corvées, subsides et contributions de tout genre.

 

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