Voici le résumé de Michel sur les dispenses de mariages.

Les AD 39 ont mis en ligne la série 3G qui concernent le Fonds de l'évêché de Saint Claude soit 4220 dossiers repérés pour la période 1743 à 1790

Avant 1743 on trouve des dispenses signalées dans les mentions marginales des mariages "en archives des RP" qui ne couvrent qu'une partie des couples (voir par ailleurs l'enquête Grenier") mais sans les procès verbaux correspondants donc à reconstituer si l'on peut et aussi après 1790 (l'Abbé Berthet en mentionne un certain nombre dans ses généalogies pour le XIXe siècle). Pour ces derniers pas besoin d'aller chercher dans les archives diocésaines car elles sont reconstituables (l'info importante est qu'il y a eu dispense et donc chercher le couple commun selon la méthode décrite plus bas).

 

La série 3G permet d'accéder aux procès verbaux rédigés par les vicaires en charge dans chaque paroisse (c'est parfois le curé) qui rapportent ce qu'il a entendu de la part des familles des suppliants pour obtenir un grâce de l'évêque. Le vicaire n'a pas instruit lui même le dossier en effectuant les recherches correspondantes dans ses registres archivés. Nous sommes donc dans "le déclaratif mémoriel*" ou "dans la tradition orale des familles". Nous obtenons par cette source davantage une traçabilité" qu'une "preuve certaine" comme j'ai pu le lire dans des généalogies en ligne.

 

Ce procès verbal comporte plusieurs parties

Les identités des "suppliants", la situation de la fratrie au moment de la demande

Les identités des "témoins" (en général 4) parents ou non qui relatent la situation avec des trémolos pour attendrir l'évêque

Un ou deux arbres généalogiques sur 3 ou 4 générations le plus souvent selon les cas qui bien sur intéressent au premier chef les généalogistes

Nota 1: quand on explore les archives avec un peu d'habitude on peut repérer' les vues "avec arbres" directement

Nota 2: une fois le cas traité, il conviendrait de vérifier la présence de ces "témoins" dans les bases d'où le phénomène de tiroirs mentionné hier

 

Mais il y a des os

Toutes les procès verbaux en ligne ne sont pas complets comme indiqué ci dessus, il y en a sans arbres. Il y en a qui ne sont pas repérés car fragmentaires ce qui rend l'exploration des bases AD 39 particulièrement difficile (plus le déchiffrement de l"écriture du rédacteur)

Toutes les dispenses n'ont pas été "fulminées" à Saint Claude, il y en a eu à Besançon, Lyon, Rome et aussi Chambéry quand un suppliant habitait dans l'actuel département de l'Ain (l'évêché 'est en principe indiqué dans la mention marginale)

 

l'enquête Grenier

Dans cet échantillon il y a eu 43 mariages avec dispenses, mariages qualifiés de "mariages remarquables *"

Ils ont été traités en mode spécifique (les mariages "ordinaires*" peuvent également être traités ainsi sauf que cela prend plus de temps pour le faire.)

Cette problématique de dispense a fait dans le cadre de cette enquête l'objet d'une analyse systémique (selon ce qui se pratique en analyse financière) qui m'a conduit a élaborer le modèle suivant:

Chaque mariage remarquable est traité en "cas*" avec bien sur un canevas standard (comme l'illustre le spécimen remis à Prémanon en septembre pour "un cas Grenier à la Pithion*") dans lequel on rapproche les" 16 quartiers de chaque suppliant*" en enrichissant avec les fratries et les alliances dans les fratries générant ainsi une "image des généalogies plurielles*" concernées (c'est différent de ce qu'a fait l'Abbé Berthet même si il y a une parenté éloignée avec" le traitement image*")

Il apparaît rapidement par ce moyen que le "couple commun souche*" ne porte pas nécessairement le patronyme de l'un des suppliants (c'est du billard à trois bandes qui peut expliquer des "impasses" rencontrées dans les filiations)

On obtient une traçabilité qui remonte pour la période 1743-1790 en amont des registres paroissiaux disponibles conservés et retranscrits dans la base G2HJ (fin XVe début XVIe).