{"id":1151,"date":"2025-06-04T13:00:07","date_gmt":"2025-06-04T11:00:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/?p=1151"},"modified":"2025-07-13T19:42:04","modified_gmt":"2025-07-13T17:42:04","slug":"variations-sur-le-theme-du-haut-jura-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/variations-sur-le-theme-du-haut-jura-1\/","title":{"rendered":"Variations sur le th\u00e8me du Haut Jura"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure data-wp-context=\"{&quot;imageId&quot;:&quot;6a091bc215028&quot;}\" data-wp-interactive=\"core\/image\" class=\"aligncenter size-medium wp-lightbox-container\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"225\" data-wp-class--hide=\"state.isContentHidden\" data-wp-class--show=\"state.isContentVisible\" data-wp-init=\"callbacks.setButtonStyles\" data-wp-on-async--click=\"actions.showLightbox\" data-wp-on-async--load=\"callbacks.setButtonStyles\" data-wp-on-async-window--resize=\"callbacks.setButtonStyles\" src=\"https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/sapin-blue-ACP-11Dec2017-300x225.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1152\" srcset=\"https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/sapin-blue-ACP-11Dec2017-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/sapin-blue-ACP-11Dec2017-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/sapin-blue-ACP-11Dec2017-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.g2hj.fr\/wp\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/sapin-blue-ACP-11Dec2017.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><button\n\t\t\tclass=\"lightbox-trigger\"\n\t\t\ttype=\"button\"\n\t\t\taria-haspopup=\"dialog\"\n\t\t\taria-label=\"Agrandir\"\n\t\t\tdata-wp-init=\"callbacks.initTriggerButton\"\n\t\t\tdata-wp-on-async--click=\"actions.showLightbox\"\n\t\t\tdata-wp-style--right=\"state.imageButtonRight\"\n\t\t\tdata-wp-style--top=\"state.imageButtonTop\"\n\t\t>\n\t\t\t<svg xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"12\" height=\"12\" fill=\"none\" viewBox=\"0 0 12 12\">\n\t\t\t\t<path fill=\"#fff\" d=\"M2 0a2 2 0 0 0-2 2v2h1.5V2a.5.5 0 0 1 .5-.5h2V0H2Zm2 10.5H2a.5.5 0 0 1-.5-.5V8H0v2a2 2 0 0 0 2 2h2v-1.5ZM8 12v-1.5h2a.5.5 0 0 0 .5-.5V8H12v2a2 2 0 0 1-2 2H8Zm2-12a2 2 0 0 1 2 2v2h-1.5V2a.5.5 0 0 0-.5-.5H8V0h2Z\" \/>\n\t\t\t<\/svg>\n\t\t<\/button><figcaption class=\"wp-element-caption\">Aquarelle d&rsquo;Alain C. PAGET<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les registres de Morbier \u2013 Premier acte<\/h2>\n\n\n\n<p>Les registres paroissiaux de Morbier sont, comme le savent tous les utilisateurs des relev\u00e9s du G2HJ, une mine d\u2019informations sur les familles du<br>Haut Jura. En plus de contenir les plus anciens actes d\u2019 \u00ab \u00e9tat civil \u00bb de la Terre de Saint-Claude (les bapt\u00eames commencent en 1560), ils traitent des habitants de beaucoup de paroisses et non seulement ceux de Morbier. Nous y trouvons des parents, parrains et marraines de Bellefontaine, Les Rousses, Longchaumois, La Mouille, La Rixouse, L\u00e9zat, le Grandvaux, Bois-d\u2019Amont, Septmoncel et m\u00eame Chaux-Neuve et Saint-Claude, sans parler des Savoyards qui se sont install\u00e9s dans la r\u00e9gion, ainsi que beaucoup d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les registres eux-m\u00eames se trouvent toujours \u00e0 Morbier, dans une armoire m\u00e9tallique \u00e0 la mairie. Malheureusement pour tous les amateurs de vieux<br>papiers, les registres devenus trop fragiles ne sont plus consultables. Des microfilms (dans les s\u00e9ries 1Mi et 5Mi aux Archives D\u00e9partementales du Jura)<br>et les photos du G2HJ les ont remplac\u00e9s pour servir \u00e0 nos recherches.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela fait plusieurs ann\u00e9es, pourtant, que le contenu des registres est connu bien au-del\u00e0 de la ville de Morbier et ceci sans l\u2019effort de se rendre aux<br>Archives \u00e0 Montmorot. Tout au d\u00e9but de mes recherches sur le Haut-Jura, j\u2019ai trouv\u00e9 sur des sites Internet des bapt\u00eames, mariages et d\u00e9c\u00e8s de Morbier,<br>sans soup\u00e7onner qu\u2019un jour, je ferais la connaissance du monsieur passionn\u00e9 qui en \u00e9tait responsable. C\u2019est un ancien secr\u00e9taire de mairie de Morbier, feu<br>Paul Bailly Basin, \u00e0 qui nous sommes redevables. C\u2019est lui qui a relev\u00e9 en entier les noms des enfants, parents, nouveaux \u00e9poux et d\u00e9funts des ann\u00e9es 1560 \u00e0 1792 pour les registres et de 1793 \u00e0 1904 pour l\u2019\u00e9tat civil. Le travail est impressionnant. Une version imprim\u00e9e de ses relev\u00e9s se trouve pour<br>consultation \u00e0 la mairie de Morbier et Paul a aussi distribu\u00e9 gratuitement des CD avec les relev\u00e9s en format MS Word \u00e0 tous ceux qui s\u2019y int\u00e9ressaient.<br>C\u2019est en 2004 que je me suis rendue (avec mon mari Ren\u00e9 et cousine Nicole Millet) chez Paul et sa femme Odette \u00e0 Morbier. Odette nous a offert le caf\u00e9 et Paul nous a fait cadeau d\u2019exemplaires de son CD des relev\u00e9s. Plus tard, j\u2019en ai fait des copies pour le Centre d\u2019Entraide G\u00e9n\u00e9alogique de Franche-Comt\u00e9 (CEGFC, en 2006) et le G2HJ (en 2008) o\u00f9 les responsables ont ajout\u00e9 le contenu \u00e0 leurs sites GeneaBank (CEGFC) et Relev\u00e9s en ligne (G2HJ).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les registres de Morbier \u2013 Acte seconde<\/h2>\n\n\n\n<p>Ainsi, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019ancien secr\u00e9taire de mairie Paul Bailly Basin, nous avons d\u00e9j\u00e0 depuis de nombreuses ann\u00e9es acc\u00e8s sur Internet aux relev\u00e9s des registres paroissiaux et d\u2019\u00e9tat civil de Morbier. Un travail monumental ! Il y manquait, pourtant, des \u00e9l\u00e9ments importants : les noms des parrain, marraine et t\u00e9moins.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pour combler ce manque que je me suis propos\u00e9e en 2010 de faire une nouvelle s\u00e9rie de relev\u00e9s des registres de Morbier pour le G2HJ, mon premier projet de ce genre. Pour les faire, il fallait avoir des images des actes. Le G2HJ commen\u00e7ait \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0 \u00e0 num\u00e9riser les registres des paroisses du Haut Jura. Nos b\u00e9n\u00e9voles se sont rendus \u00e0 la mairie de Morbier et tous les registres y ont pass\u00e9. C\u2019\u00e9tait pour ces personnes aussi un travail in\u00e9dit et il a fallu plusieurs versions des images sur plusieurs CDs pour en arriver \u00e0 une s\u00e9rie facilement utilisable. De mon c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait toute une m\u00e9thode de travail qu\u2019il fallait \u00e9tablir, en plus d\u2019apprendre \u00e0 me servir de Nim\u00e8gue, sans parler de m\u2019initier \u00e0 l\u2019\u00e9criture du 16e si\u00e8cle. Rien d\u2019\u00e9tonnant, alors, que cela a demand\u00e9 de mars 2010 \u00e0 d\u00e9cembre 2011 pour pr\u00e9senter mes premiers relev\u00e9s \u00e0 Alain C Paget, 171 actes de bapt\u00eame de 1560 \u00e0 1574. Heureusement les premiers pas \u00e9taient les plus difficiles et j\u2019en suis maintenant (en janvier 2016) \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1691 pour les bapt\u00eames, 1713 pour les mariages et 1693 pour les s\u00e9pultures. \u00c0 noter qu\u2019il y a une lacune dans les registres des bapt\u00eames entre 1590 et 1607.<\/p>\n\n\n\n<p>(\u00c0 noter aussi que, lorsque je ne suis pas parvenue \u00e0 d\u00e9chiffrer un nom ou une date, je me suis fi\u00e9e au relev\u00e9 de PBB qui, apr\u00e8s tout, travaillait \u00e0 partir des<br>registres eux-m\u00eames. J\u2019ai remarqu\u00e9 aussi la rare erreur, manquement ou autre dans ses relev\u00e9s. Il avait en plus la tendance de \u00ab rectifier \u00bb souvent l\u2019orthographe d\u2019un patronyme qui n\u2019avait pas une forme standard, \u00e0 remplacer par LAMY les LAMIER ou LAMIET, par exemple.). Il n\u2019y a pas que le G2HJ qui en profite. Depuis le d\u00e9but et sur les conseils d\u2019ACP, j\u2019envoie les r\u00e9sultats de mon travail aussi \u00e0 Roger Valeyre du CEGFC qui les ajoute \u00e0 GeneaBank.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas le tout de refaire ce qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait. Que deviennent les anciens relev\u00e9s, ceux de Paul Bailly Basin ? Dans GeneaBank les relev\u00e9s de PBB sont remplac\u00e9s au fur et \u00e0 mesure par les nouveaux, plus complets. Pour les ann\u00e9es 1560 \u00e0 1590, il y a en plus une s\u00e9rie de relev\u00e9s faits par J-L Crolet \u00e0 partir des microfilms aux Archives D\u00e9partementales. Dans les Relev\u00e9s en ligne du G2HJ les deux s\u00e9ries ancienne et r\u00e9cente se c\u00f4toient. ACP m\u2019informe que d\u00e8s que l\u2019ensemble des registres de Morbier sera relev\u00e9 de nouveau, les nouvelles versions remplaceront les anciennes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Cyricus\/Cyrica, Anthonia et les autres : Comment s\u2019appelaient-ils dans la vie<br>de tous les jours ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9sentation<\/h3>\n\n\n\n<p>Alors, Anthonia, Guillerma, Claudia, Estienna, Jacquoba, Petrea, etc. ? Lorsque c\u2019\u00e9tait l\u2019heure de passer \u00e0 table et les enfants jouaient dehors, comment leurs mamans les appelaient-elles pour venir manger ?<br>Jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, je n\u2019ai pas rencontr\u00e9 de r\u00e8gles pour traduire certains pr\u00e9noms latins. \u00c0 moins de trouver pour la m\u00eame personne son pr\u00e9nom en latin et en fran\u00e7ais, on reste avec des incertitudes. Des cas peuvent pourtant se d\u00e9nicher dans des documents en fran\u00e7ais de la m\u00eame \u00e9poque que ceux en latin.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ciricus et Cirica<\/h3>\n\n\n\n<p>Que faire de tous les Ciricus, Cyricus, Cirica et Cyrica qu\u2019on trouve dans les vieux actes de bapt\u00eame ? Dans ses relev\u00e9s des actes paroissiaux de Morbier, Paul Bailly Basin les traduisait par \u00ab Cergue \u00bb et \u00ab Cerga \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Un exemple : <strong>Cirica<\/strong> CAPTENO qui a \u00e9pous\u00e9 Pierre GIROD dit A DADO \u00e0 Morbier le 15 juin 1625 s\u2019appelait <strong>Cyrica<\/strong> CATHENO dans l\u2019acte de bapt\u00eame de son fils Jacques le 31 d\u00e9cembre 1640 \u00e0 Morbier. Elle \u00e9tait bien l\u2019\u00e9pouse de Pierre GIROD. Et on l\u2019identifiait comme <strong>Cilla<\/strong> CATHENOZ, \u00e9pouse de Pierre GIROD A DADOZ et m\u00e8re de Jacques, dans le D\u00e9nombrement de 1659, dont des relev\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans Les Habitants de la Terre de Saint-Claude de Bertrand GUYOT.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre Cirica, BENOIT CAPTENOZ cette fois, \u00e9pouse de Pierre GYROD dit A LOY et m\u00e8re de Joseph qui a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 26 janvier 1665 \u00e0 Morbier, s\u2019appelait <strong>Cilla<\/strong> CATHENOZ dans le m\u00eame d\u00e9nombrement que dessus. Elle \u00e9tait toujours l\u2019\u00e9pouse de Petit Pierre GIROD A PETIT LOUYS.<br>Quant \u00e0 Ciricus MOREL SEIPTOU, fils de Jacques, il a \u00e9pous\u00e9 Claudine GIRARD le 3 mars 1647 \u00e0 Morbier. Dans l\u2019acte de bapt\u00eame du 8 octobre 1649 de sa fille Denise, il s\u2019appelait toujours Ciricus et \u00e9tait toujours l\u2019\u00e9poux de Claudine GIRARD. Par contre, dans le D\u00e9nombrement de 1659, on appelle Cille le fils de Jacques MOREL SEYTOUX.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sources pour interpr\u00e9ter Ciricus\/Cyricus comme Cille ou Cile (et leurs versions f\u00e9minines)<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00ab Cile \u00e9tant un pr\u00e9nom local d\u00e9riv\u00e9 de Cyr \u00bb est une phrase qu\u2019on lit dans l\u2019article \u00ab Patronymes multiples et surnoms dans le Haut-Jura : bilan d\u2019une collecte \u00bb dans la revue annuelle des Amis du Vieux Saint-Claude No 35, page 64.<\/p>\n\n\n\n<p>Du courriel du 13 mai 2013 de Bertrand Guyot : \u00ab <strong>Cir, Cyr, Cille<\/strong>, toujours des variantes orthographiques (et leur version latine et les versions f\u00e9minines) d&rsquo;un m\u00eame pr\u00e9nom : Cyr (beaucoup de St-Cyr en France). La forme <strong>Cille, Cilla<\/strong> est plus locale, mais correspond \u00e0 un affaiblissement classique du \u00a0\u00bb r \u00a0\u00bb en<br>\u00a0\u00bb l \u00ab\u00a0. Par exemple, on rencontre fr\u00e9quemment Bermont\/Belmont\u2026 Personnellement, je ne vois pas le rapport avec Cergues \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Anthonia\/Antonia<\/h3>\n\n\n\n<p>Claudine <strong>Antoine<\/strong> PAGET femme de Cille ROMANET, est nomm\u00e9 dans le testament en fran\u00e7ais de Claude PAGET le Jeune. Dans le m\u00eame testament, nous trouvons aussi une nomm\u00e9e <strong>Antonia<\/strong> PAGET.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas d\u2019Anthonia\/Antonia, le cur\u00e9 de Sirod (39) cite, dans ses actes en fran\u00e7ais, des Jeanne <strong>Antoine<\/strong>, Clauda Antoine et <strong>Antoinette<\/strong>. Sur les r\u00f4les de taille (en fran\u00e7ais) de Longchaumois, nous voyons \u00e0 plusieurs reprises la veuve <strong>Anthoyna<\/strong> MALFROY.<br><em>Pour les Claudia et Anthonia (et variantes) nous ne trouvons donc pas une correspondance r\u00e9guli\u00e8re entre le latin et le fran\u00e7ais.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Claudia, Clauda, Claudine<\/h3>\n\n\n\n<p>Dans plusieurs actes des registres de Morbier, toujours en latin \u00e0 l\u2019\u00e9poque, nous rencontrons <strong>Claudia<\/strong> PAGET, \u00e9pouse d\u2019Antonius REVERCHON. Le premier acte la concernant est le bapt\u00eame d\u2019une fille le 2 novembre 1609.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les actes de Morbier, on l\u2019appelle toujours Claudia. Par contre, dans un acte de vente en fran\u00e7ais sign\u00e9 aux Rousses le 11 novembre 1622, cette femme d\u2019Antoine REVERCHON est pr\u00e9nomm\u00e9e <strong>Clauda<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre <strong>Claudia<\/strong> PAGET, \u00e9pouse de Petrus JACQUEMIN GUILLAUME, porte ce pr\u00e9nom lors du bapt\u00eame, \u00e9crit en latin, d\u2019une de ses filles \u00e0 Longchaumois le 29 juin 1667. Dans le testament en fran\u00e7ais du 24 avril 1667 de son p\u00e8re Claude PAGET on lui donne toutefois le pr\u00e9nom <strong>Clauda<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes les <strong>Claudia<\/strong> en latin ne sont pourtant pas forc\u00e9ment des <strong>Clauda<\/strong> en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Claudia<\/strong> Maria THEVENIN et Stephanus REVERCHON A MONIER \u00e9taient parents de Joanna Maria baptis\u00e9e le 1e septembre 1695 \u00e0 Morbier. Le 12 octobre 1699 l\u2019acte de bapt\u00eame de Joanna Claudina appelle les parents toujours <strong>Claudia<\/strong> Maria TEVENIN et Stephanus REVERCHON dit A MONNIER. Lorsque Claude Joseph est baptis\u00e9 le 21 juin 1706 \u00e0 Longchaumois par contre, dans l\u2019acte en fran\u00e7ais les parents sont devenus Marie <strong>Claudine<\/strong> THEVENIN et Etienne REVERCHON MUNIER.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Etiennette ou St\u00e9phana<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Etiennette<\/strong> PAGET \u00e9tait la fille c\u00e9libataire de feu Claude PAGET le Jeune de Longchaumois selon le testament du 9 d\u00e9cembre 1669 de son p\u00e8re. Le testament est en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Dix ans plus tard, <strong>Stephana<\/strong> PAGET et Nicolaus MOREL A L&rsquo;HUISSIER font baptiser leur fille Maria Theresia dans l\u2019\u00e9glise de Morbier.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Estiennette<\/strong> REVERCHON habitant Longchaumois en janvier 1659 \u00e9tait l\u2019\u00e9pouse de Denis COLIN et la m\u00e8re de Claud&rsquo;Antoine et Jean Fran\u00e7ois selon le D\u00e9nombrement de 1659 dont les relev\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans Les Habitants de la Terre de Saint-Claude au XVIIe si\u00e8cle de Bertrand GUYOT. Le d\u00e9nombrement est en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>St\u00e9phana<\/strong> REVERCHON \u00e9tait l\u2019\u00e9pouse de Dionisius COLIN et m\u00e8re de St\u00e9phanus baptis\u00e9 \u00e0 Longchaumois le 12<br>septembre 1660.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Guillerma<\/h3>\n\n\n\n<p>A Morbier nous trouvons couramment en latin le pr\u00e9nom masculin Guillermus, \u00e0 tout \u00e9vidence l\u2019\u00e9quivalent de Guillaume. En 1642 a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e Claudia, fille d\u2019un p\u00e8re dont le nom \u00e9tait A LA GUILLAUMA. J\u2019en d\u00e9duis que, comme Guillermus \u00e9gale Guillaume, <strong>Guillerma<\/strong> \u00e9gale <strong>Guillauma<\/strong>. Nous voyons d\u2019ailleurs des Guillauma dans les registres, en fran\u00e7ais, de Sirod.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, les Anthonia, Guillerma, Claudia, Estienna, Jacquoba, Petrea, etc. ? Lorsque c\u2019\u00e9tait l\u2019heure de passer \u00e0 table et les enfants jouaient dehors, comment leurs mamans les appelaient-elles pour venir \u00e0 table ?<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui je n\u2019ai pas rencontr\u00e9 de r\u00e8gles pour traduire les pr\u00e9noms latins. A moins de trouver pour la m\u00eame personne son pr\u00e9nom en latin et en fran\u00e7ais, on reste avec des incertitudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Des cas peuvent pourtant se d\u00e9nicher dans des documents en fran\u00e7ais de la m\u00eame \u00e9poque que ceux en latin.<br>Celle-ci est la troisi\u00e8me partie de la s\u00e9rie et c\u2019est le tour des\u2026.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Petronilla, Petrea, Petreia, Petra, Pirrotta, Pierrota : Toutes des Pierrotte ou bien Pernette<\/h3>\n\n\n\n<p>Parmi les enfants d\u2019Othenin REVERCHON, notaire de Longchaumois mort en 1667, nous trouvons une <strong>Pierrotte<\/strong> dans le testament<sup data-fn=\"69ce5e40-e04b-4fb9-8b51-d60f3c9db27b\" class=\"fn\"><a href=\"#69ce5e40-e04b-4fb9-8b51-d60f3c9db27b\" id=\"69ce5e40-e04b-4fb9-8b51-d60f3c9db27b-link\">1<\/a><\/sup>, en fran\u00e7ais, du p\u00e8re. Dans d\u2019autres documents en fran\u00e7ais nous retrouvons cette m\u00eame fille appel\u00e9e <strong>Pierrotte<\/strong> pareil. Dans des actes en latin, par contre, les cur\u00e9s font preuve d\u2019assez d\u2019inventivit\u00e9, appelant la m\u00eame personne, selon l\u2019acte, <strong>Petronilla, Petrea, Petreia ou Petra<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>La femme de Pierre Fran\u00e7ois REVERCHON et m\u00e8re de Marie Th\u00e9r\u00e8se REVERCHON qui a demand\u00e9 une dispense de consanguinit\u00e9<sup data-fn=\"d61a9c21-234e-4a13-91e9-afc9e5feb9e8\" class=\"fn\"><a href=\"#d61a9c21-234e-4a13-91e9-afc9e5feb9e8\" id=\"d61a9c21-234e-4a13-91e9-afc9e5feb9e8-link\">2<\/a><\/sup> en 1746, s\u2019appelait, selon le proc\u00e8s verbal en fran\u00e7ais, <strong>Pierrotte<\/strong> HUGUE.<\/p>\n\n\n\n<p>Le proc\u00e8s verbal de la demande contient des extraits des actes de bapt\u00eame des suppliants. Dans l\u2019extrait en fran\u00e7ais de l\u2019acte de bapt\u00eame de Marie Th\u00e9r\u00e8se la m\u00e8re de l\u2019enfant se pr\u00e9nomme <strong>Pierrotte<\/strong> HUGUE. Par contre dans l\u2019acte de bapt\u00eame lui-m\u00eame, en latin, on appelle la m\u00e8re <strong>Petrea<\/strong> HUGUES.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019acte de bapt\u00eame en latin de la fille (n\u00e9e et baptis\u00e9e \u00e0 Longchaumois le 24 mai 1722) de Claude Joseph REVERCHON BONHOMME et de Fran\u00e7oise LABOURIER on appelle l\u2019enfant Pirrotta. Sa marraine \u00e9tait cette m\u00eame Pierrotte HUGUE que dessus, appel\u00e9e cette fois Pierrotta.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais une <strong>Petronilla<\/strong> en latin pouvait dans la vie s\u2019appeler <strong>Pernette<\/strong> : Dans le contr\u00f4le des actes des notaires de Poligny se trouve le contrat de mariage<sup data-fn=\"348756ae-e95c-4300-a846-4aeb8188f067\" class=\"fn\"><a href=\"#348756ae-e95c-4300-a846-4aeb8188f067\" id=\"348756ae-e95c-4300-a846-4aeb8188f067-link\">3<\/a><\/sup> de Fran\u00e7ois REVERCHON avec <strong>Pernette<\/strong> BAILLY de Fay dress\u00e9 chez Me LOUISOT de Poligny. Dans l\u2019acte de mariage<sup data-fn=\"08e86b5e-aed8-46ee-88f5-b7c091d8216e\" class=\"fn\"><a href=\"#08e86b5e-aed8-46ee-88f5-b7c091d8216e\" id=\"08e86b5e-aed8-46ee-88f5-b7c091d8216e-link\">4<\/a><\/sup> en latin du 17 f\u00e9vrier 1697 dans les registres de Longchaumois la femme originaire de Fay de Fran\u00e7ois REVERCHON s\u2019appelle <strong>Petronilla<\/strong> BAILLIS.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pour aller plus loin<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour ceux qui s\u2019int\u00e9ressent au sujet des pr\u00e9noms jurassiens je signale l\u2019article dans le Bulletin No 33 des Amis du Vieux Saint-Claude , \u00ab Claude, Marie, D\u00e9sir\u00e9 et les autres : \u00e0 l\u2019origine des pr\u00e9noms dans le Jura \u00bb de Paul Delsalle. (Me contacter.)<\/p>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"69ce5e40-e04b-4fb9-8b51-d60f3c9db27b\">AD du Jura, cote 8B31, la Grande Judicature. <a href=\"#69ce5e40-e04b-4fb9-8b51-d60f3c9db27b-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"d61a9c21-234e-4a13-91e9-afc9e5feb9e8\">AD du Jura, cote 3G026, pages 0048 \u00e0 0056 <a href=\"#d61a9c21-234e-4a13-91e9-afc9e5feb9e8-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 2\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"348756ae-e95c-4300-a846-4aeb8188f067\">Site Internet des AD du Jura, cote 2C1737, \u00e9l\u00e9ment 10. Dans les contr\u00f4les tout est en fran\u00e7ais <a href=\"#348756ae-e95c-4300-a846-4aeb8188f067-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 3\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"08e86b5e-aed8-46ee-88f5-b7c091d8216e\">Site Internet des AD du Jura, cote 5E73\/p6-p9, \u00e9l\u00e9ment 51 <a href=\"#08e86b5e-aed8-46ee-88f5-b7c091d8216e-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 4\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les registres de Morbier \u2013 Premier acte Les registres paroissiaux de Morbier sont, comme le savent tous les utilisateurs des relev\u00e9s du G2HJ, une mine d\u2019informations sur les familles duHaut&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1152,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_kad_post_transparent":"","_kad_post_title":"","_kad_post_layout":"","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"","_kad_post_vertical_padding":"","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":"","footnotes":"[{\"content\":\"AD du Jura, cote 8B31, la Grande Judicature.\",\"id\":\"69ce5e40-e04b-4fb9-8b51-d60f3c9db27b\"},{\"content\":\"AD du Jura, cote 3G026, pages 0048 \u00e0 0056\",\"id\":\"d61a9c21-234e-4a13-91e9-afc9e5feb9e8\"},{\"content\":\"Site Internet des AD du Jura, cote 2C1737, \u00e9l\u00e9ment 10. 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